Sermons et drashot du rabbin Pauline Bebe

Kol Nidrei 5778 - vendredi 29 septembre (soir)

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Les yamim noraïm que j’aime appeler « jours d’émerveillement » se situent toujours à la fin de l’été et au début de l’automne, proche de cette période qui inspire une yire’a crainte et tremblement, au moment où les couleurs mordorées s’invitent sur les feuilles des arbres et la brise, sur nos peaux halées par le soleil de l’été, s’amuse à éveiller des vagues de frisson. La nature se meurt et nous entraine vers la nostalgie. Un mot désagréable se lit sur les lèvres et résume un émoi : la rentrée. Même si l’on n’est pas sorti, si notre été a été studieux, un nouveau cycle commence avec ses angoisses et ses nécessités, ses attentes et ses incertitudes, ses espoirs et ses rêves. Nous ressentons ce tremblement d’être, et comme le dit la prière solennelle ounetanei tokef, nous ignorons ce que l’avenir nous réserve. Nous sommes pris d’un vertige, celui de l’inconnu, celui de ne pas savoir de quoi seront faits les lendemains. Nous  ne maîtrisons pas le temps qui passe et nous dépasse - nous avons beau courir après lui.  Nous pouvons parfois nous sentir comme ces petits optimistes, embarcations de fortune, ballotées au gré des caprices d’un vent tantôt tempétueux, tantôt calme, tantôt coquin, tantôt absent, n’ayant pour seul choix que de border la voile et de contempler médusés l’immensité de la mer. Alors, parfois, pour combler ce vertige abyssal, nous gavons nos calendriers de dates et de rendez-vous, de devoirs et d’obligations, à tel point que ni un chameau ni une aiguille ne pourrait trouver l’ombre d’un instant, l’espace d’un moment pour s’y installer. Je demandai à un de nos enfants revenu de son premier jour de rentrée comment était son emploi du temps et il me répondit : « mon emploi du temps emploie mon temps…intensément ! ». Alors comment faire entre se laisser ronger par l’ennui et l’effacer de notre vie ? Faut-il choisir entre une organisation sans faille et une fantaisie débridée, un sérieux consciencieux et une aventure effrénée ? Faut-il regarder le temps passer ou le tuer, faire son temps ou courir après, le perdre ou le retrouver, le laisser fuir ou le célébrer ?

 

« Rien n’égale en longueur les boiteuses journées, quand sous les lourds flocons des neigeuses années –L’ennui, fruit de la morne incuriosité, prend les proportions de l’immortalité » écrit Baudelaire dans Spleen, (Fleurs du Mal). D’où nous vient ce sentiment que nous avons tous ressenti à un moment où à un autre, celui de l’ennui, qui fait que lorsque l’on regarde les aiguilles du temps qui passe, celles-ci deviennent immobiles et l’on compte les secondes qui s’écoulent au lieu de les raconter. On se trouve dans un présent qui n’en finit pas d’être, qui s’éternise, ne devient jamais passé et  interdit tout espoir d’avenir.  Car à l’inverse, lorsque l’on attend et que cette attente est pleine d’un désir, avant un rendez-vous amoureux par exemple, le temps peut s’arrêter mais il n’est pas fixe, c'est-à-dire que l’on ne cherche pas à le meubler. On rêve de la personne que l’on aime, on imagine la rencontre de mille circonstances différentes et l’avenir vient toujours nous surprendre et bousculer les prévisions. Un peu comme lorsqu’il est écrit  dans la Genèse (29 :20) « Jacob servit pour obtenir Rachel sept années, et elles furent à ses yeux comme quelques jours, tant il l’aimait  vayiyou ve’enav keyamim ahadim beahavato ota ». Le cœur emballé ne compte plus les secondes, il se suspend aux aiguilles. Quand le temps n’est plus compté, il est raconté et reprend toute sa valeur, ainsi quand nous plongeons notre regard dans des yeux couleur de mer et que nous y percevons l’infini, le temps prend un relief qui se compte en vagues déferlantes et non en seconde frappantes. L’attente est alors loin d’être de l’ennui car sous la lumière de la passion, le temps danse à son propre rythme- endiablé, oserai-je dire. L’ennui est-il dès lors l’anti-passion, une forme d’in-différence, de non différenciation où tout est pareil,  peu importe, semblable à rien, rien à faire ? Quel enfant en grandissant n’a pas prononcé ce cri de désespoir  à son parent : «  je m’ennuie ! ». Lorsque j’étais enfant, mon père me répondait  «  il faut apprendre à s’ennuyer ». J’étais dubitative face à ce message mystérieux qui m’incitait à questionner encore dans le silence de ma réflexion. La sagesse de cette réponse, je ne l’ai comprise que bien plus tard. Savoir s’ennuyer, que voulait-il dire par là ? Comment l’ennui pouvait avoir une valeur positive ? Car l’ennui vous guette tel un philtre de monotonie qui vous fait voir tout sous un même jour comme le dit l’Ecclésiaste (1 :9): « ce qui a été est ce qui sera ma shahaya hou shyiheyé, ce qui s’est fait est ce qui se fera ouma shéna’assé hou shéyéassé, ein hadash tahat hashemesh, il n’y a rien de nouveau sous le soleil ». Comme une musique qui lancinante répéterait sans cesse la même note entêtante, l’ennui nie l’idée de renouveau chère aux rabbins qui affirment qu’« il y a toujours quelque chose de nouveau au beit hamidrash », dans la maison d’étude. Car l’enseignement mishna, c’est la répétition lishenoth et le changement leshanoth. Oudela mossif yessif (M. Avoth 1 :13) et celui qui n’augmente pas ses connaissances, les diminue » disait Hillel. La réplication parfaite  de la même leçon, du même événement est impossible, le monde ne peut s’arrêter de tourner, ni le temps de passer. Que signifie savoir s’ennuyer alors ? Car s’il suffisait de meubler le temps, l’ennui disparaîtrait. Un temps suspendu n’est pas un temps où s’engouffre l’ennui. S’agit-il alors d’une absence de désir qui en est la cause ou bien la satisfaction d’avoir atteint tous les rêves que nous avions formulés, une forme de perfection du moment ? L’ennui est-il l’absence de manque ? Vladimir Jankélévitch écrit : «  Les jardins de l’Éden dès que l’on prétend y séjourner, deviennent un pauvre potager : là où étaient les beaux fruits magiques, il n’y a plus que des fleurs communes, des près et des chemins. Ainsi le bonheur pour peu qu’on insiste  ou s’attarde a tôt fait de virer et rejoindre son contraire ; à la moindre indiscrétion, le visage du bonheur s’assombrit » (L’aventure, l’ennui, le sérieux, p110). Cela signifie t-il que l’être humain est un éternel insatisfait ? Ne vit-il que dans la tension du désir qui, une fois assouvi, ne présente plus d’intérêt ? Ce que disait Oscar Wilde avec humour : « il n’y a que deux tragédies dans la vie, l’une est de ne pas avoir ce que l’on désire, l’autre est de l’obtenir » ! On peut donc imaginer qu’Adam et Eve s’ennuyaient dans le jardin d’Éden où le temps ne passait pas, avant d’avoir désobéi, puisque l’histoire commence à sa sortie. La finitude de la vie humaine est introduite au moment où Adam et Eve passent devant les chérubins à l’épée flamboyante. De même le midrash nous dit que Dieu s’ennuyait avant de créer le monde. L’être humain vient combler la solitude de Dieu qui ne se suffit pas à Lui-même. Le verset de la Genèse « il n’est pas bon que l’être humain soit seul »(Gen. 2 :18) lo tov haadam héyoth levado se fait l’écho sans doute dans une Torah divine à un hypothétique « il n’est pas bon que Dieu soit seul ». Dieu aurait créé l’être humain dans un besoin de dialogue, un manque de conversation, un désir d’amour. Dieu ne se suffirait pas à Lui-même. Une pensée qui se pourrait rassurante en ce jour de kippour où nous  nous passons en revue nos imperfections : trop de perfection serait mortellement ennuyeux ! Ainsi Dieu s’étant créé un partenaire de dialogue ne s’est plus ennuyé et on peut le reconnaitre, observer les agissements humains doit être plus passionnant que n’importe quelle série télévisée même la plus palpitante ! On a donc tendance à s’ennuyer moins à deux que seul et pourtant « l’être avec », le lien social ne remplit pas toujours ce vide que constitue l’ennui. Peut-on dire alors avec Gustave Flaubert : «  l’amour est comme l’opéra, on s’y ennuie mais on y retourne ! » ?  Peut-être alors l’ennui est-il l’impression fausse que l’on n’a plus rien à découvrir, que tout est déjà prévu et que rien ne peut nous surprendre. Debussy disait dans les Proses Lyriques (III de fleurs) « mon âme meurt de trop de soleil ». L’ennui est semblable à la surexposition d’une image où les couleurs sont passées mais le temps lui ne passe pas. Il est un enfermement dans les quatre murs de l’instant, comme un huit clos, où les oiseaux cessent de voler, la respiration s’arrête et l’on attend sans même savoir ce que l’on attend. Rappelons-nous cette phrase de Woody Allen, « l’éternité, c’est long… surtout vers la fin » ! Le paradoxe de la vie est que si nous étions immortels, notre vie n’aurait pas de fin, mais peut-être nous ennuierons-nous encore davantage, en tout cas nous trouverions le temps long. Comme le souligne Vladimir Jankélévitch, (p.224) « le temps nous parait long et la vie nous semble courte ». Comment donc sortir de cet état de désenchantement, de découragement, de spleen parfois, de ce temps qui ne passe pas sans pour autant courir après lui.

On peut en effet aisément croire que le remède de l’ennui est la sur- occupation du temps, le fait de chasser tout espace vide, tout temps mort, comme  on chasserait l’ombre de la vie par la lumière. Mais ce ne serait pas non plus apprendre à s’ennuyer. Apprendre à s’ennuyer signifie faire de l’ennui une valeur positive, que l’ennui devienne une aventure, l’avant-goût d’une promesse. Pour combler cette angoisse d’un temps qui ne passerait pas, il nous faut dès lors éviter deux écueils, la sur-occupation et la sur-passion. Depuis tous petits, les enfants ont des emplois du temps surchargés et nombreux sont ceux qui, à tout âge, fuient tout espace de réflexion, toute respiration, courant après le temps pour ne pas le voir fuir. Le problème étant avec le temps que l’on a beau courir après, on ne le rattrape pas, il fuit encore plus vite. De plus, le rapport au temps au XXIème siècle est celui de la performance. Le temps est compté en fonction de sa bonne gestion, c'est-à-dire de ce qu’il produit. On ne s’interroge pas sur une épaisseur du temps ou une légèreté d’être mais on le calcule en termes d’efficacité et souvent le gain de temps est perçu comme un gain d’argent. Et comme tout va très vite dans un monde de plus en plus électronique, la lenteur est à proscrire. Faire l’éloge de la lenteur est considéré comme une absurdité dans une société où l’on se félicite de l’accompli.  C’est ainsi que nous sommes les esclaves du temps et non ses maîtres. Nous voulons le brider mais il nous échappe d’autant plus.  Une conversation, une tasse de café, un temps de spiritualité peuvent être considérés comme des temps morts alors que perdre du temps, c’est bien le rendre précieux et nous permettre de le retrouver. Proust ne le dit-il pas dans la recherche du temps perdu où la mémoire des sensations permet de retrouver le temps ? Pour chasser l’ennui, nous avons donc tendance soit à remplir nos emplois du temps soit à rechercher l’absolument merveilleux ou le sensationnel à outrance, à vouloir aller de passion en passion sans s’arrêter un instant. On cherche à s’enivrer, à s’étourdir dans un vacarme incessant de sollicitations pour ne laisser aucun silence, aucune monotonie, aucune demi-teinte. On change sans cesse de paysages et de décors, on cherche à tromper le temps mais c’est lui qui gagne la partie. On oublie que le déjà lu, le déjà vu peut contenir le charme de la nostalgie, la poésie du bon vieux temps, le parfum du linge d’antan. On ne répare plus, on jette même parfois trop vite les histoires d’amours. Comme Don Juan, on cherche à brûler de flamme en flamme sans avoir le temps d’éloigner les cendres et de raviver les étincelles endormies, nous pouvons ainsi parfois être des collectionneurs d’aventures.

Si savoir s’ennuyer n’est ni se sur- occuper ni se sur-passionner, peut-être est-ce alors goûter le bonheur de l’instant, en passionnant le temps modérément, celui de l’aventure mais aussi celui de l’entre-deux, sachant alterner prose et poésie, petits mots et grands discours, soupirs et croches sur la partition de la vie. Il se peut que le temps passe alors lentement et que nous en appréciions chaque instant, que nous allions à l’opéra et que nous en soyons contents.  En hébreu, point de présent, comme si l’on ne pouvait être enfermé dans un temps qui s’arrête, une manière de nous dire que chaque instant fugitif est précieux, que le présent aussitôt pensé est passé, tré-passé. Nous vivons au rythme de l’écriture soit dans l’histoire passée soit dans celle qui n’est pas encore écrite, nous projetant dans les lendemains. Interdit de regarder l’endroit où nous nous tenons debout, on peut jeter un coup d’œil derrière soi ou penser l’avenir mais pas contempler l’abime au-dessus duquel le fil de la vie nous tient en équilibre. Et pourtant dans cet équilibre, il nous faut savoir vivre l’instant pleinement.  Si dans la société où nous vivons, nous sommes contraints de penser qu’il faut tout faire au plus vite, le judaïsme nous propose au contraire de prendre notre temps. Ne pas être esclave du temps, c’est savoir le rendre différent, le sanctifier, le rendre kadosh. Un GPS juif n’indiquerait pas la route la plus courte, la ligne droite, mais au contraire l’école buissonnière car le buisson est le lieu de le Révélation. Si les hébreux ont passé quarante ans dans le désert, c’est que, aller d’un point à un autre dans une ligne droite pour gagner du temps, n’est pas notre modèle de marche à suivre. Même dans la pensée talmudique, le raisonnement n’est pas cartésien, il se promène, déambule, digresse et c’est précisément dans le détour des chemins cachés, dans un vol de papillon, le bruissement des ailes d’une libellule, le cliquetis de l’eau qui frémit  que l’on décèle la sagesse de l’émerveillement. « C’est le détour qui est le vrai chemin » écrit le philosophe. (p.217).

Et à kippour, ce shabbat des shabbat, qui cette année est aussi un shabbath, le temps est suspendu, zeman nakat on prend son temps comme le dit la Mishna, c'est-à-dire que l’on ne le possède pas, comme tout être humain, il échappe, on le laisse couler entre nos doigts, dans une conscience extrême de sa préciosité. La vie est un cadeau précieux dont nous ne connaissons pas la durée. Ne cherchons pas à gagner du temps, ni à le meubler mais sachons le sanctifier, vivons pleinement nos passions, et aussi intensément ces entre-deux, sachons trouver dans l’ennui le réconfort des demi-teintes, la douceur de la modération, goûtons à la poésie des détours, osons l’éloge de la lenteur, le rêve dans le quotidien, et dans ce raletendo de nos vies, savourons le temps intensément.

Rabbin Pauline Bebe

La lettre de la cjl

 

 
Ne dis pas : j’étudierai quand j’aurai le temps : peut-être n’auras tu pas le temps. Hillel

 
16
Dimanche   יום ראשון
Décembre 2018

Date Hébraique

8 Téveth 5779

כ״ג בניסן תשע״א

Décembre - Kislev 5779
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      Paracha Vayechev - פרשת וישב

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      Médiathèque et bibliothèque

      La médiathèque et la bibliothèque vous proposent des films et des livres sur notre culture, notre identité et les sources de notre savoir.


      Ḥanouka

      Du 2 décembre au soir (première bougie) au 10 décembre au soir (dernier allumage : 09 décembre au soir).

      Cours sur Rashi et sur les Pirké Avoth (en alternance)

      Le dimanche matin de 11h00 à 12h30, ce cours pour adultes propose une étude autour des thèmes suivant en alternance :

      - la parasha dans le sillage de Rashi

      - l'hébreu moderne autour des Pirké Avoth

      (Sauf vacances scolaires et les fêtes)

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      Cours de judaïsme

      Animé par les rabbins Pauline Bebe (CJL - Centre Maayan) et Tom Cohen (Kehilat Gesher) en alternance, ce cours aborde les grands thèmes du judaïsme : "étapes de la vie juive, sens des fêtes et des pratiques religieuses, sens des prières, principales lignes de l'histoire et de la philosophie juive... "

      L'inscription est obligatoire (avoir suivi la mékhina d'hébreu est un pré-requis).

      Ce cours a lieu chaque semaine sauf période de fêtes ou de vacances.

      Ḥanouka

      Du 2 décembre au soir (première bougie) au 10 décembre au soir (dernier allumage : 09 décembre au soir).

      Cours de liturgie pour adultes

      Familiarisation avec la liturgie à travers la lecture en commun des textes du siddour (vocabulaire, grammaire, discussion en commun du/des sens). Pour ce cours, il est recommandé de savoir au moins déchiffrer l'hébreu. Les notions de grammaire nécessaires seront précisées. Tous les mardis de 19h30 à 21h00 (sauf vacances scolaires et les fêtes).

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      Ḥanouka

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      Shabbat klezmer

      Shabbat Klezmer

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      Paracha Mikets - פרשת מקץ

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      Allumage de 7e bougie et grand concert de Ḥanouka avec le groupe Kushti.

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      L'art d'être parents

      Echange sur le thème "L'art d'être parents", au centre Maayan.

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      Paracha Vayigach - פרשת ויגש

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      Paracha Vaye'hi - פרשת ויחי

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      Cheesecake veSefer

      Une journée dédiée au livre et à l'organisation de la future bibliothèque, tout en dégustant du cheesecake.


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      Paracha Chemot - פרשת שמות

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    Écoutez le rabbin Pauline Bebe dans le documentaire diffusé sur France culture «Femme pasteur et femme rabbin», de Virginie Oks et Assia Khalid (prise de son : Yann Fressy)



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    Interview du Rabbin Pauline Bebe dans l'émission des clics et des claques du 18/12/2013.
     


    Huffington Post

    Les articles de Pauline Bebe à lire sur le site du Huffington Post




    Interview du Rabbin Pauline Bebe sur la radio France Info, le 4 décembre 2011


    EMOUNA - L'Amphi des religions


    Cette initiative, issue de notre communauté et d'autres représentants du judaïsme, du christianisme, de l'islam et du bouddhisme, a reçu le soutien de l'Etat et des institutions religieuses. Elle est réalisée en partenariat avec Sciences Po et s'organise autour d'un collège des fondateurs du projet, présidé par  notre ami Frédéric Puigserver. Elle s'appuiera sur le Professeur Jean-Marie Donegani, conseiller scientifique du programme.
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